Par Le Figaro avec Reuters

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Un convoi de blindés russes dans la région de Zaporijjia le 24 juillet. ALEXANDER ERMOCHENKO / REUTERS

Après le Donbass, la région de Kherson pourrait devenir le nouvel épicentre de la guerre, prévient le renseignement militaire britannique.

La ville de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, tombée aux mains des forces russes dès le début du conflit, pourrait bientôt devenir le nouvel épicentre des combats. C’est ce qu’affirme le ministère britannique de la Défense dans une analyse sur la situation du terrain publiée sur Twitter samedi.

Le document met en avant plusieurs éléments conduisant à penser que la guerre entre dans une nouvelle phase. «Il est presque certain que les forces russes se regroupent dans le sud de l’Ukraine en prévision d’une contre-offensive ukrainienne ou pour préparer un éventuel assaut», explique le ministère, détaillant l’arrivée de nombreux convois de camions militaires russes, de chars, d’artillerie et d’autres armes qui viennent du Donbass, en direction désormais du sud-ouest de l’Ukraine.

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La zone en question s’étend des environs de Zaporijjia à Kherson sur près de 350 kilomètres, en parallèle du Dniepr. Selon la déclaration du ministère britannique, des «groupes de bataillons tactiques», composés de 800 à 1000 hommes et déployés en Crimée afin de soutenir les troupes russes, sont déjà mobilisés autour de Kherson.

Depuis plusieurs jours l’armée ukrainienne oriente ses attaques sur la région occupée de Kherson. Ponts, dépôts de munitions et liaisons ferroviaires seraient ainsi ciblés, notamment l’embranchement ferroviaire qui relie Kherson à la Crimée.

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